Jour 10: de Labouheyre à Burgos (Espagne)

25082010

(Lundi 2 août 2010)


La pluie est toujours présente en matinée et les bouchons également… Il n’y a que passée la frontière espagnole que les voitures se volatilisent (?) ainsi que les nuages !

Des noeuds d’autoroutes sinueux pour passer les Pyrénées côté ibérique, c’est vraiment impressionnant !

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(Nous, en soirée, on lit, on joue… tandis qu’Hot Dog entame déjà sa nuit blotti sur le siège avant du CC !)

 

dodo9.gif   DODO sur l’aire d’autoroute près de Burgos… Ce n’est pas top (trop proche de l’autoroute, aménagement plus que sommaire) et on se sent un peu seul (pas d’autre camping-cariste)




Jour 11: de Burgos à Chaves (Portugal)

25082010

(Mardi 3 août 2010)

Notre objectif: être au Portugal avant ce soir !

Après avoir traversé la Castille en admirant au passage les champs monumentaux d’éoliennes (bravo à l’Espagne !) et la couleur jaune dominante (jaune pâle à perte de vue des champs de blé, jaune soleil des tournesols et jaune ocre de la terre), notre souhait s’est enfin réalisé en pénétrant au Portugal via la ville de Chaves !

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éoliennes, blé, puis blé, puis encore blé, et toujours blé… tiens quelques tournesols ?… alors
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alors … forcement au bout d’un moment, on sort les bouquins !

Faut dire que les moult autoroutes espagnoles nous ont permis d’avancer bien plus vite que nous ne l’espérions.

Lors de nos précédents voyages au Portugal (en 87 et 88 – eh oui, ça fait bien longtemps…), ceux-ci étaient quasi inexistants: une route espagnole interminable sous un soleil de plomb… pas un arbre pour faire une pause ou se restaurer… du jaune à n’en plus finir: blé, maison en terre, soleil… de quoi être complètement dégoûté par cette couleur ! 

Nous voici donc à Chaves, petite bourgade de 20 000 habitants du Nord du Portugal (province duTrias-os-Montes).

Direction tout d’abord, le pont romain du IIe siècle, ou plutôt ce qu’il en reste, qui permet d’enjamber le Tamega et pour certain que je ne nommerai pas se rafraîchir d’un plongeon (n’est ce pas Hot Dog ?)..
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L’extérieur de l’église de la Miséricorde tout en granit ne laisse en rien présager ce que nous allons découvrir dans son intérieur ! C’est un tout petit édifice du XVIIe de style baroque avec un balcon et des colonnes torsadées. L’intérieur quant à lui est somptueux dans son genre: murs tapissés d’azulejos dans les tons bleu et blanc représentant des scènes de la vie de Jésus et de la Bible et un grand retable de bois doré ! Du pur baroque, surprenant mais splendide !
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La façade de l’église Matriz jouxtant la Miséricorde semble insignifiante mais son intérieur abrite la statue en granit de Santa Maria de Maior, la plus ancienne statue portugaise et un orgue qui m’a laissée sans voix !

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Chaves
Album : Chaves
Notre porte d'entrée au Portugal
16 images
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DODO au parque de campismo «Quinta do Rebento», route 2, via Nova de Veiga à 4 km de Chaves; accueil en français, emplacements sympas. Bonne adresse mais pas très commerçant: la microscopique tente du fils a été facturée en supplément alors qu’il était sur notre emplacement… A refaire, pour le même prix, on squatterait 2 emplacements !

 




Jour 12: de Chaves à Barcelos

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(Mercredi 4 août 2010)

Zut, 10h15 ! La nuit a été plus longue que prévue et nous avons raté le vendeur de pain ambulant ! On se lève rapidement lorsque le klaxon retentit… Mais c’est bien sûr… on a totalement oublié le décalage horaire ! Le vendeur de pain ambulant klaxonne enfin; Tim va nous chercher du pain frais, nous «petit déjeunons» et après avoir rangé le CC et la tente du petiot, nous partons nous balader sur le sentier entourant le camping municipal de Chaves. Agréable surprise: ce sentier est en fait un sentier de découverte (animaux, arbres) et un parcours santé… Nous gravissons la colline; notre petite balade se transforme en une véritable rando d’une heure !

En fin de matinée, nous levons le camp pour la Haute vallée du Cavado (nom de la rivière) et nous traversons des lieux magnifiques comme les 3 barrages successifs d’Alto Rabagao , de Venda Nova, de Salamonde...

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Notre détour vers Gerês, porte d’entrée du seul parc national portugais Peneda-Gerês, nous donne envie d’y séjourner… Ce sera une halte d’au moins une semaine à prévoir lors de notre prochain voyage au Portugal. Avec le parc, la retenue de Caniçada: que d’activités montagnardes et nautiques en perspective !

Lien vers le Parc de Peneda Geres : http://www.visitportugal.com/NR/exeres/643579C4-E142-4EF4-83BB-EC4771C893F4,frameless.htm?parentGuid={75CF6767-46C5-4026-AC3E-A2D267ED4F45}

Nous décidons ensuite de rejoindre la route principale (en CC, les routes sinueuses ne sont pas évidentes…) et de poursuivre jusqu’à Barcelos où se tiendra le lendemain un grand marché. En chemin, pompiers, canadair et hélicoptère tentent d’éteindre différents foyers de feu en montagne…

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Chaves à Barcelos

DODO à Barcelos (N 41° 31,705   W 6° 37,426) en compagnie de 2 autres camping-cars: un du 71 et un du 42, le monde est petit ! La soirée commence par un apéro avec ces camping-caristes; pendant ce temps; Tim sympathise avec une jeune fille de son âge…

 




Jour 13: Barcelos

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 (Jeudi 5 août 2010)

A Barcelos a lieu chaque jeudi l’un des plus grands marchés du Portugal, un marché artisanal et agricole immense  (nos pieds s’en souviennent !) mais où tout est ordonné: une partie artisanat, une partie fringues, une autre chaussures ou encore légumes, animaux, quincaillerie… Tim a pu acheter ses «cadeaux»… De notre côté, hormis quelques produits locaux à déguster (olives, graines de lupins, figues…), nous avons enfin trouver le grill qu’il nous fallait pour notre poêle en France !

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Barcelos

Barcelos est réputé par ses fabriques de poteries, de jougs sculptés et de coq décoratifs. Une légende est associée à ce coq que je te laisse découvrir …
Lien vers la légende: 
http://www.portugalmania.com/legendes-histoires/legende-coq.htm

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DODO à Barcelos toujours au même endroit en compagnie de nos camping caristes du 71 (le 42 sont partis); après le repas, une petite belote en commun pour apprendre à Timothée les règles.

 




Jour 14: de Barcelos à Monte Sameiros

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(Vendredi 6 août 2010)


Après un au revoir à nos camping-caristes du 71, nous nous rendons à Braga, la «Rome» du Portugal en référence à son nombre d’églises, de couvents… Le paradis de l’art baroque !

Notre découverte de la ville nous conduit à la Cathédrale (Sé) de type romane (église, cloître, trésor…). Son portique présente des scènes du Roman de Renart. Nous poursuivons par l’église Santa Cruz (style baroque,17e), la maison des Jalousies (1èr siècle, d’inspiration arabe), la fontaine du Pélican – qui ressemble plutôt à un aigle -, le jardin de Santa Barbara et autres petites merveilles de la ville. Le centre ville est vraiment plaisant à visiter…


Nous poursuivons notre route jusqu’au sanctuaire de Bom Jesus de Monto de style néo classique érigé par Carlos Amarante de 1784 à 1811.
Pour les plus courageux, on y accède par la «voie sacrée», un sentier bordé de chapelles. S’en suit «l’escalier des 5 sens» baroque,  double et à rampes croisées où à chaque palier une fontaine symbolise un sens (eau jaillissant des yeux pour la vue, des oreilles pour l’ouïe…) puis «l’escalier des trois vertus» orné de fontaines qui évoque la Foi, l’Espérance et la Charité. 575 marches… L’église tout comme les escaliers est en granit dont le gris est accentué par les murs crépis à la chaux. Cet édifice est vraiment surprenant !
Pour les moins courageux, un funiculaire permet de grimper les 116 m conduisant au sanctuaire. C’est le 1er funiculaire construit de la péninsule ibérique (1882). C’est le plus ancien au monde utilisant la seule force de gravité de l’eau (2 réservoirs faisant contrepoids) !

Monte Sameiros se trouve à quelques km de Bom Jesus de Monto. Ce mont est couronné par un sanctuaire datant de la fin 19e – début 20e siècle (lieu de pèlerinage)

 

DODO sur un des nombreux parkings agréables et ombragés du sanctuaire… bercés tous les 1/4 d’heures par le tintement des cloches ! Euh, ça s’arrête la nuit ?




Jour 15: de Monte Sameiros à Praia de Madalena en passant par Guimaraes

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(Samedi 7 août 2010)

La nuit a été courte: Timothée qui dormait dans sa tente avec son chien nous a rejoint en pleine nuit car d’autres camping-caristes (ceux comme on ne les aime pas), se croyaient seuls et faisaient du bruit d’enfer. Plier une tente à 4 heures du mat, crois-moi, ça réveille !


Après le petit déjeuner, nous nous dirigeons vers Guimaraes, la 1ère capitale du Portugal. C’est le « berceau du royaume » car c’est à Guimaraes qu’est né Afonso Henriques le 1er roi du Portugal ! Très vie cependant, les rois lui préfèreront Coimbra puis Lisbonne…

Il nous a bien fallu 4 heures pour parcourir à pieds son centre historique médiéval classé au Patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2001. Guimaraes sera d’ailleurs la capitale européenne de la culture en 2012. Qu’il est agréable (malgré les degrés au thermomètre) de se promener dans ce dédale de rues permettant de passer d’une place à une autre, d’admirer les vieilles maisons en granit… Ce sont la Collégiale de Nostra de Oliveira et le Castello de Guimaraes qui ont retenu notre attention. 
C’est dans cette ville en voyant toutes ces façades en azuléjos que je décide de commencer une collection de photos de céramiques (carrelages apposés sur les murs des maisons).

Départ pour Porto avec pour objectif de trouver un terrain de camping afin de pouvoir visiter librement la ville sans rester coincés dans les rues particulièrement étroites de la ville avec le camping-car… Dur, dur… Le terrain de camping de Porto n’existe plus, ceux de NV de Gaia sont pleins ou refusent les chiens… La nuit approche, on s’arrête en bord de mer et durant une promenade sur les planches, on admire notre 1er coucher de soleil portugais.

Phénomène étrange: dans les terres, nous étions à plus de 40 degrés et à quelques centaines de mètres de l’océan, la température chute: on a dû sortir pour la 1ère fois les polaires «fines» mais polaires quand même !


DODO sur un des parkings en bordure de l’Atlantique à Madalena.




Jour 16: Madalena (proche Porto)

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(Dimanche 8 août 2010)


Petit déj puis promenade en bord de mer sur le sentier en planche avec notre quatre pattes… Les portugais sont très matinaux: beaucoup de monde sur la plage et personne dans l’eau. Faut dire qu’elle est plutôt froide (absence de golf stream, les eaux ne sont donc pas réchauffée)

 

DODO: On trouve enfin un camping à Madalena où l’on passe une journée cool: piscine, ravitaillement, mini golf, badminton…




Jour 17: Porto

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(Lundi 9 août 2010)

En matinée, séance récurage, lavage habits et piscine pour notre loustic…
Aujourd’hui, direction PORTO… On laisse le camping-car à Madalena en compagnie de notre chien et on emprunte les transports en commun locaux… Au Futuroscope de Poitiers, l’attraction «la Vienne dynamique» donne un avant goût du bus 906 qui nous a conduit au centre ville: 18 km en 20 minutes avec un parcours pavé et sinueux dans des ruelles étroites… c’est bien moins cher que le Futuroscope et les sensations sont aussi fortes… sauf que là, on n’a aucune assurance d’arriver à bon port !!! Le 906 nous dépose au centre de Porto, nous découvrons tout d’abord  le marché de Bolhao assez pittoresque sur ses 2 niveaux. Après avoir arpenté chaque étage et allées et découvert les spécialités locales (saucisses fumées, boyaux séchés…),  nous nous restaurons dans un tout petit resto avec au menu: sardines grillées (sardina) pour les uns et poulet (frango) pour les autres… Notre portugais autant du même niveau que leur français, c’est la découverte du plat lorsqu’il arrive !  Mince, il y avait du bacalhau (morue)… ce sera pour la prochaine fois ! Merci à la boulangère de ce même marché qui a offert un petit pain à notre fils.
Nous poursuivons avec la gare ferrovière de Sao Bento (Estaçio) datant de 1896 dont la salle principale est recouverte d’azulejos (20 000 mosaïques)  qui évoquent la vie rurale du nord du Portugal. C’est vraiment splendide !
Quelle étrange église que l’église dos Clérigos dominée pour une tour de plus de 75 m de haut !  (photo extérieure  puis intérieure)
Porto, c’est des montées, des descentes… puis des montées et encore des descentes… le relief est impressionnant (nos pieds s’en souviennent !) et le tramway qui circule à vitesse grand V parmi les rues ! On se croirait en montagne…
Plus loin, le Jardin du palais Cristal nous permet de faire une halte au milieu des paons en liberté avant de nous diriger vers le vieux Porto au bord du Douro. Au passage, Tim achète un T-Shirt «I love Porto» !!!
Le temps passe, que de km parcourus et de calories brûlées… et pourtant, on est loin d’avoir tout vu ! Nous voici de retour dans notre «906 express» pour rejoindre notre toutou resté dans le CC.


DODO dans le même camping que la veille.




Jour 18: Porto

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(Mardi 10 Août 2010)

Après une bonne nuit et un bon petit déjeuner, rien de tel que des émotions fortes avec, de nouveau, notre bus 906: l’aller vers Porto est plus «rebondissant» que le retour ! Second jour, donc, à visiter Porto, nous sommes loin d’avoir tout vu et l’on sait que l’on ne verra pas tout… On aime flâner dans les rues pour s’imprégner de l’atmosphère qui règne dans cette ville… Les autochtones ne semblent pas stressés; s’ils conduisent (très) vite, cela ne les empêche pas pour autant très courtois au volant: respect des piétons, respect de la signalitique…
Au gré de nos pas, nous découvrons ainsi («Sé»= forteresse), une église-forteresse bâtie au 12e siècle mais ayant subie des modifications aux 17 et 18e siècle. La façade s’orne d’une rosace romane datant du 13e et d’un portique de style baroque. De l’intérieur, nous accédons à un fabuleux cloître recouverts d’azulejos représentant la vie de la Vierge (18e). La terrasse devant Sé offre une belle vue sur la ville.
La descente via le funiculaire, la traversée du Douro par le pont routier Luis I (pont à 2 niveaux permettant de desservir les quartiers hauts et les quartiers bas des 2 rives,  pont inscrit au Patrimoine mondial de l’Unesco) nous permettent d’accéder à Vila Nova de Gaia, là où se trouvent les chais !
En 1987 et 88, la visite des chais était gratuite… Aujourd’hui, le commerce reprend le dessus et seuls, quatre d’entre eux le sont ! Bref, visite oblige… on a dépoussiéré nos connaissances sur la fabrication du Porto et réveillé nos papilles gustatives !
Epuisé, vidé par notre journée de marche (c’est incroyable le dénivelé que nous avons pu faire…), nous faisons signe à notre bus 906 pour un dernier rodéo vers notre camping !

DODO dans le même camping que la veille.




Jour 19: de Porto à Coimbra en passant par Aveiro

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(Mercredi 11 Août 2010)

Départ vers notre lieu magique qu’est la Ria d’Aveiro… Espérons que les années depuis notre dernier périple au Portugal n’aient en rien porté atteinte à ce charme: moliceiros, maisons de bois colorées, lagune…
Bon, les maisons de bois ont disparu (elles subsistent sur les cartes postales…) mais les moliceiros sont toujours présents. Ben quoi, «moliceiros», tu ne sais pas ce que c’est ? Les moliceiros sont des barques à fond plat avec des proues très recourbées et peintes de couleurs vives. Ses bateaux se manoeuvrent à la voile ou à la perche. Ils servent à récolter les algues («moliço»)dans la lagune qui seront utilisées comme engrais.
La lagune est toujours bien là: 45 km de long pour une largeur maximale de 2,5 km et pour une profondeur moyenne de 2 m. Elle est soumise à la marée:  on y récolte le sel et ses eaux sont très poissonneuses (anguilles et lamproies).
Un feu dans le lointain nous a permis d’être au 1er plan pour la prise d’eau de Canadairs ! Un (malheureusement) beau spectacle à quelques dizaines de mètres de nous

A Aveiro, nous trouvons sans pb un parking pour notre CC le long du canal de Sao Roque.  Au 16e siècle, Aveiro était un port de mer dont la principale activité était la pêche à la morue au large de Terre-Neuve. Aujourd’hui, la pêche demeure (anguilles dans la lagune et raies et sardines dans la mer) mais la ville vit principalement de son industrie (3ème centre industrielle après Lisbonne et Porto !) : fabrication artisanale de porcelaine, cellulose, conserverie de poisson, chantier naval…
Qu’il est bon de flâner dans les rues d’Aveiro ou le long des canaux juchés de moliceiros promenant les touristes ! Bon, ok, les «trucs à touristes» ce n’est pas de notre goût mais là, ça permet de conserver des bateaux traditionnels !

En fin de journée, la tête envahie par toutes les belles choses vues ce jour, nous nous rendons à Coimbra afin de pouvoir visiter la ville dès le lendemain matin. Une balade le long du fleuve Mondego où Tim découvre des kayakistes. On en profite pour jeter un oeil aux belles installations du centre nautique et Tim – notre expert- nous commente les différents types de kayaks présents. Les kayakistes pratiquent sur le fleuve mais aussi sur un petit bras artificiel aménagé.


Dodo à Coimbra sur l’aire de service de CC se trouvant au niveau du Centre Nautique de la ville. Que demander de plus… au bord de la rivière Mondego, dans un joli parc aménagé, une aire de service (free) avec tout se qui peut combler un camping-cariste (y compris la wifi !).







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